Dans quel état physique et mental peut on être en arrivant tout près de l’arrivée d’un ultra trail en montagne ?
Je me posais cette question depuis plusieurs mois, tant je voyais le fait de parcourir plus de 160 km sur les chemins de montagne comme quelque chose de surhumain.
J’ai donc installé un studio mobile au dernier ravitaillement de l’ultra trail du Grand raid des Pyrénées qui se déroule fin août dans le massif du Néouvielle, et j'y ai proposé un portrait aux coureurs. Une séance express qui ne devait pas durer plus d'1 minute.
A ce point de la course, les premiers sont partis depuis au moins 20 h, les derniers depuis près de 40 h. Ils ont déjà parcouru 150 km sur des chemins de montagne et escaladé et descendu près de 10 000 m de dénivelé. Tous sont extrêmement fatigués, beaucoup souffrent de douleurs diverses, mais il ne leur reste que 2 km de montée et 11 km de descente,  avec quand même 1 400 m de dénivelé,  pour passer la ligne d’arrivée. 
Ils sont donc tous à peu près certains de terminer l’épreuve, ce qui explique sans doute la joie qui rayonne sur le visage de beaucoup d’entre eux. Un shooting étrange qui a duré 20h non-stop et durant lequel j’ai côtoyé des champions montrant tous une incroyable force mentale.

Un grand merci aux coureurs qui se sont prêtés au jeu, et à toute l'équipe du #grandraiddespyrenees.com qui a permit ce travail. 
Un grand merci aussi aux bénévoles, et à ceux du ravitaillement de Merlan en particulier, pour leur accueil 5 étoiles, leur bonne humeur et aussi pour les cèpes aux repas du soir.  
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